Multisport et spécialisation : le contexte est roi

Parmi les grosses discussions des dernières années dans développement sportif, il y a sans aucun doute le sujet de la spécialisation. Dans un objectif de démêler et vulgariser ce concept, voici des éléments qui permettront peut-être de défaire certains mythes et apporter certaines nuances. Cette lecture pourra aider parents, entraîneurs et administrateurs qui interviennent dans le sport.

Nous le savons, la participation sportive propose un environnement pouvant être bénéfique sur plusieurs aspects du  développement de nos jeunes. Lorsque l’expérience sportive est bâtie sur un environnement dont les éléments seront en interaction positive, cela pourra créer un contexte qui apporteta des changements sur les caractéristiques importantes de l’enfant tels que : la compétence, la confiance, la connexion et le caractère (les 4 C).

Il est donc important d’être en mesure de bâtir une expérience sportive globalement positive sur le développement pour nos jeunes sportifs.

Qu’est ce que la spécialisation

Si l’on tentait de décrire la spécialisation sportive le plus clairement et simplement possible, nous pourrions caractériser ce concept avec les éléments suivants :

  • Participer à un seul sport plus de 8 mois par année.
  • Ne pas participer à aucun autre sport que son sport principal.

Il a été démontré que cette façon de faire, si utilisée à un trop jeune âge, pouvait mener à plus de blessures et de burnout sportif. Ce faisant, l’approche « multisport » a été développée afin de pallier à la spécialisation hâtive. Or, au fil du temps, certains des éléments de l’approche multisport ont été mal interprétés et/ou mal appliqués.

L’idée derrière le multisport, c’est entre autres d’utiliser correctement ce qu’on appelle les “années d’échantillonnage”. Celles-ci sont dominées par le jeu délibéré, le plaisir, la gratification immédiate, l’habilité de jouer, d’explorer et d’expérimenter une grande quantité de mouvements et une grande quantité de sports. De cette façon, le jeune peut développer ses habiletés motrices de base. De façon générale, ces années seront avant l’âge de 12 ans.

Par contre, , lorsqu’il est question du multisport dans les médias, , les gens mêlent régulièrement ce que le terme « jeune sportif » désigne. L’approche multisport et le développement de la littératie physique chez les moins de 12 ans seront souvent mélangés avec le développement des jeunes sportifs adolescent (12-18 ans). Plusieurs, à tort, croiront que le multisport doit aussi s’appliquer à des jeunes de 14, 15 ou même 16 ans.

Il faut donc, à priori, faire la distinction entre la spécialisation trop hâtive chez les moins de 12 ans et le développement d’un jeune athlète à l’adolescence.

À l’adolescence, la spécialisation, si appliquée adéquatement, est parfaitement pertinente. Il s’agit d’ailleurs des années où la pratique délibérée fera son entrée. Celle-ci, qui suit les années d’échantillonnage, inclut des activités qui ont les caractéristiques suivantes:

  1. Requièrent un effort qui n’est pas intrinsèquement agréable ;
  2. Spécifiquement construites afin d’améliorer le niveau de performance;
  3. Impliquent l’introduction à la gratification différée.

Afin de faire ressortir  les différentes nuances et développer une meilleure analyse du concept de la spécialisation, voici, en sous-catégories, des éléments qui aideront à mieux faire la part des choses.

Sport professionnel vs sport amateur

Il est pertinent de faire la différence entre l’encadrement dans un environnement de sport professionnel et celui d’un sport amateur. Comme les sports professionnels sont ceux qui ont la plus grande visibilité et les plus gros budgets, ils sont ceux qui sont le plus analysés et décortiqués par le public. Il est donc facile de tomber dans le piège de transférer ce qui est vrai pour ce type de sport vers d’autres domaines avec un contexte totalement différent, dont les sports amateurs.

Par exemple, pendant la « off season », les joueurs de sport professionnel sont « libérés » de leur équipe et engagent des intervenants externes pour leur entrainement et leur développement sportif. Cela afin de développer des composantes qui ne sont pas touchées dans leur programmation usuelle de  saison. Malheureusement, cela veut dire que les athlètes des sports professionnels ont plusieurs intervenants différents, qui parfois ne se parlent pas, et personne n’a donc une vision globale du développement annuel de l’athlète.

Les dernières données qui ressortent de la NFL démontrent que les meilleurs joueurs repêchés ont pratiqué plusieurs sports dans leurs années 12-17. Or, très peu de gens s’intéressent aux éléments précis qui sous-tendent ces données.

Lorsque nous regardons de plus près ces analyses, il est intéressant de se pencher sur quels sports les athlètes pratiquent en “deuxième” de leur sport primaire.. Au premier rang vient l’athlétisme. Cela démontre que les athlètes ne “pratiquent” pas vraiment deux sports. Les athlètes qui veulent atteindre la NFL engagent des entraîneurs “d’athlétisme” durant leur saison morte afin d’améliorer leur vitesse de sprint pour devenir meilleurs sur le terrain en football. 

De plus, les données démontrent qu’en général, ces joueurs pré-NFL ne font pas n’importe quels sports différents. Ils ne choisissent pas du saut en longueur, du vélo, du lancer du poids ou de la natation. Ils font des sports tels que de la Crosse, le basketball, le football, le hockey ou le baseball. Ils vont donc participer à des sports COMPLÉMENTAIRES avec leur sport principal ou s’engagent dans des activités (exemple : la course de sprint) qui les amélioreront dans leur sport principal. Cela, car, comme nous l’avons établi, ils ne sont pas suivis par leur équipe respective en dehors de la saison régulière. Il est donc évident qu’ils doivent se garder en forme ou s’engager dans des programmes qui complémentent leur développement athlétique.

Or, dans les sports amateurs, un athlète sera, la plupart du temps, soumis à un suivi annuel avec une programmation annuelle. De plus, il a aussi été démontré que les jeunes athlètes qui pratiquent des sports individuels sont plus portés à se spécialiser dans un seul sport que les jeunes athlètes qui participent à des sports d’équipe.

Sport cyclique vs sport acyclique

En terme simple, on dit d’un sport qu’il est plus cyclique selon si le mouvement est produit de façon répétitive, en boucle et demande l’atteinte de la perfection, telle que le patinage de vitesse, le vélo, le plongeon, la course, la gymnastique, l’aviron.

D’un autre côté, il y a les sports avec une plus grande tendance acyclique telle que le football, le soccer, le hockey et le basketball qui, entre autres, ont la notion de devoir réagir à un adversaire.

Or, comme dans bien des domaines, la plupart des gens tendent à mettre tous les sports dans le même panier. De cette façon, un parent pourra avoir tendance facilement à faire la comparaison entre le développement d’un athlète en football, un sport professionnel, d’équipe, avec une demande hautement physique et acyclique, et le comparer avec le patinage de vitesse, un sport amateur, individuel, avec une demande hautement technique et cyclique.

Sport en région vs sport en grand centre

La réalité des jeunes sportifs en grand centre et celle des jeunes en région apporte aussi une immense différence. Par exemple, nous remarquons que les jeunes sportifs en région font en grande majorité plusieurs sports jusqu’à très tard dans leur développement.

Ceci pourrait être expliqué par le fait que dans certains environnements géographiques, il n’est tout simplement pas possible d’avoir les ressources humaines, financières et structurelles pour avoir accès à des encadrements annuels adéquats. Il est donc évident que 100% des jeunes qui vivent dans un tel endroit ne pratiqueront pas uniquement un seul sport par année, puisqu’ils n’ont pas accès à ce type d’encadrement.

Expertise des intervenants et encadrement

Comme nous l’établissons dans le présent texte, l’accès à des intervenants avec une bonne expertise du développement chez les jeunes sportifs est impératif afin d’avoir un encadrement sain dans une approche en spécialisation.

C’est pourquoi, lorsque nous comparons la spécialisation et le multisport chez les jeunes adolescents, il est de mise de toujours bien regarder le contexte.

Par exemple, comparons les deux situations suivantes:

  • Une jeune adolescente pratique 2-3 sports différents dans l’année. Parfois deux sports dans une même saison, dont certaines journées avec deux pratiques dans deux sports différents. Elle est encadrée par trois intervenants différents et il n’y a pas de structure en place pour que les trois intervenants se rencontrent. De plus, un seul de ces trois intervenants a des compétences approfondis en développement d’athlètes et en encadrement sportif.
  • Une jeune adolescence participe à un seul sport dans l’année. Elle est encadrée par un intervenant qui a les compétences nécessaires et qui développe les jeunes sportifs en respectant les recommandations qui sont connues pour la santé, le bien-être des jeunes sportifs et le bon développement holistique. Tout cela en suivant une périodisation annuelle qui contient la pratique de certains sports complémentaires et le suivi des besoins/objectifs individuels de cette jeune athlète.

Nous avons là deux situations dans lesquelles je me suis souvent fait dire que la meilleure situation était la première puisque la jeune sportive pratique plusieurs sports et suit donc l’approche multisport. Or, c’est complètement faux.

En aucun cas il n’est pertinent et recommandé de pratiquer deux sports dans la même saison et surtout avoir deux pratiques, dans deux sports différent, dans la même journée. Or, de plus en plus de jeunes ont un horaire de vie complètement surchargé.

Contexte parental

Il a été démontré que le style parental a un effet sur la spécialisation hâtive des jeunes sportifs. De cette façon, un style parental avec un haut niveau de perfectionnisme ou des parents qui sont plus contrôlants et qui généralement prennent les décisions pour leurs enfants sont reliés à un niveau global plus élevé de la perception positive de la spécialisation hâtive.

Aussi, les parents de types plus autoritaires qui sont plus concentrés sur le contrôle des attentes envers eux-mêmes et celles de leurs enfants peuvent, à leur tour, croient que la spécialisation est le meilleur choix pour assurer le succès de leurs enfants dans un sport donné.

D’un autre côté, les parents avec un style parental démocratique auront une demande de perfection uniquement pour eux-mêmes, mais auront des attentes raisonnables pour leur enfant.

Ces parents pourront réaliser que leur enfant a besoin d’avoir des expériences positives, avec une liberté d’apprendre de nouvelles habiletés, ce qu’une participation diversifiée dans l’expérience sportive de l’enfant procurera en comparaison d’une participation sportive hautement spécialisée.

Programmes sportifs et administration

Il est important de statuer que le côté administratif de certains programmes sportifs a aussi un rôle à jouer et peut aider dans la construction d’un environnement propice au bon développement.

Malheureusement, nous savons que l’argent prend souvent une place plus importante que le suivi des bonnes recommandations. Un exemple touche régulièrement les jeunes athlètes qui participent à deux sports en même temps. Il est évidemment plus profitable financièrement pour les programmes sportifs d’avoir des jeunes qui participent à plusieurs sports différents dans la même saison.

Ainsi, si nous divisons 100 enfants en deux sports, il pourra y avoir 60 enfants dans un sport et 60 enfants dans un autre sport en même temps. Par contre, si nous suivons les recommandations de ne participer qu’à un seul sport par saison, cela signifiera inévitablement des pertes de revenu pour l’un des deux organismes ou les deux organismes, si nous divisons soudainement 60/40 ou 50/50.

Certaines écoles ont commencée à proscrire la sur-participation sportive aux États-Unis dans l’optique de mieux encadrer cette pratique, mais beaucoup reste à faire.

Quelques recommandations

  • Une équipe à la fois: les jeunes athlètes devraient participer dans une organisation sportive par saison. Par exemple un sport l’été et un sport l’hiver.
  • Moins de 8 mois par année: les jeunes sportifs ne devraient pas participer à un seul sport de façon spécifique plus de 8 mois par année.
  • Pas plus d’heures/semaine que l’âge du sportif : les jeunes sportifs ne devraient pas participer dans un sport organisé plus d’heures par semaine que leur âge, c’est-à-dire que si l’athlète a 12 ans, il ne devrait pas participer à plus de 12 heures par semaine de sport organisé.
  • Passer du temps loin du sport organisé après chaque saison: de cette façon,  l’athlète aura un repos physique et mental ce qui aidera a sa santé et son bien-être. Aussi, cela minimisera les risques de blessures, de burnout et de décrochage sportif.
  • Avoir des professionnels qualifiés et des approches pédagogiques solides sont un fondement afin qu’un programme de développement à long terme soit un succès.

En bref, en apportant une diversité et une variabilité suffisante au travers de mouvements fondamentaux, de techniques spécifiques et d’apprentissage biomécanique adéquats, il est totalement possible d’optimiser les performances et de minimiser les risques de blessures en ayant une exposition à un seul sport. Cela en appliquant aussi un repos adéquat et un équilibre de vie propice au développement humain des jeunes sportifs.

Sans oublier que, le plus important, c’est de laisser le choix à l’athlète de se spécialiser ou non.

Coach Smart!

Suggestions lecture:

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